Un article de CherClient.
Quand les pirates ne sont pas ceux que l'on croit.
Le 24 décembre mon plus jeune fils s'est rendu accompagné de sa mère dans un magasin de jeux vidéo de la galerie marchande du centre commercial Carrefour de Riom. But du déplacement, acheter le cadeau de Noël, le dernier jeux à la mode, la récompense attendue depuis des semaines pour ce jeune adolescent gros consommateur de ce type de produit. Profitant de l'occasion sa mère s'achète également ( il n'y a pas de mal à se faire plaisir) un jeu de poker pour elle. 24 au soir, distribution des cadeaux sous le sapin et voilà mon fils qui enfourne sa précieuse galette dans sa X-box. Las, au bout de quelques minutes la machine rend un verdict improbable en cette fête de la joie et de la bonne humeur familiale " Disque illisible" Chaque tentative se soldera par un échec et il faudra se rendre à l'évidence le disque est rayé et ne fonctionne pas. Sa mère par contre aura plus de chance et profitera allègrement de son beau jeu tout neuf une bonne partie du réveillon. Ce jour, 26 décembre, le même équipage armé d'un ticket de caisse et du jeu défectueux se rend au magasin pré-cité pour effectuer un échange qui semble t-il allait de bon sens et de bonne foi. Et là, tout se gâte, le vendeur affirme ( ce que je veux bien croire ) que c'est le lecteur qui a rayé le disque et refuse catégoriquement tout échange ou remboursement. Alors là, il faut quand même se poser quelques questions : D'un côté on a un acheteur d'évidence de bonne foi qui a payé 65€ une licence pour un jeu qui ne fonctionne pas. Un vendeur, intermédiaire, qui a encaissé le prix du produit sans se soucier du préjudice commis et qui semble oublier que si le jeu de la mère fonctionnait parfaitement celui du fils avait donc obligatoirement un défaut d'origine qui a provoqué les rayures. Quelle est le prix d'une galette pour son fournisseur ? Ce type de commerce ne serait-il pas simplement entrain de pousser au piratage ? Parce qu'à 65 € les quelques minutes de jeu ça commence à faire chère la licence Finalement quel est le sens et la fonction de ce vendeur dans ce mode de distribution ?
Voilà un commerçant qui vient de perdre en quelques instants un groupe d'acheteurs influent ( mon fils possède un impressionnant réseau de co-gamers) Chaque achat de produits culturels se fera désormais de nos jours via internet.
Qu'en pensez-vous monsieur Olivennes? Plutôt que de nous pondre des rapports obsolètes à peine agrafés ne vaudrait-il pas mieux former les commerçants de ce pays au minimum à une certaine éthique de leur art.


