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Discuter:Le mauvais payeur
Un article de CherClient.
Excellent article et très intéressant. En dehors de la réflexion nécessaire sur le mauvais payeur dans le cadre de la crise immobilière de cet été aux US (où on a vu un système de cavalerie se monter sur l'accumulation de prêts sur la tête de clients non solvables qui avaient juste à cocher une case "dispose de revenus fixes" et à qui on ne demandait combien de fois il avait coché la case) il y a aussi l'exemple du mauvais payeur qui rapporte dans le domaine bancaire. En effet, il est à rappeler que le mauvais payeur client d'une banque de détail - quelle qu'elle soit - se verra appliquer le taux de l'argent le plus cher sur ses découverts, parfois (c'est le cas chez LCL), dès le premier Euro de découvert (en fait, il ne s'agit même pas d'être mauvais payeur, mais il suffit d'être un peu négligent ou tout juste malchanceux, et d'être victime de dates de valeur mal synchronisées). De là à juger que le mauvais payeur devient - paradoxalement - le meilleur payeur, il n'y a qu'un pas.
A titre d'information, voici un extrait du guide tarifaire de LCL sur les découverts au 29/08/07 (source: http://particuliers.lcl.fr/guide-tarifaire)
"Votre compte enregistre un découvert non convenu ou non formalisé [...] ● Taux effectif global annuel maximal : - de 18,17 % au 15/12/2006 - à compter du 01/07/2007, plafond du taux réglementaire (1) ● Montant minimal d’intérêts débiteurs entraînant une perception 1,00
(1): Taux plafond calculé par la Banque de France pour la catégorie“Découvert en compte aux particuliers”, publié trimestriellement au Journal Officiel
C'est un très bon exemple. La banque fait sa marge sur le problème client. Mais cependant, il faut faire attention. En effet, avec ce type de démarche, on piège dans une certaine mesure le client, car celui-ci se trouve dans une position financière précaire (c'est pour cela qu'il est à découvert), et on accentue ce problème. On risque de détériorer ainsi la relation qualitative avec le client. De plus, il faut voir à ne pas mettre en danger le client d'un point de vue financier. Je pense personnellement que l'un des enjeux de la relation avec le mauvais payeur devrait être de lui permettre d'effacer sa dette. Peut-on parler dans ce cas là de relation client avec la banque ? En tout cas, je trouve cet exemple très à propos.

