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Les consommateurs juges de l'éthique des marques
Un article de CherClient.
Un pas de plus est franchi dans l'implication des consommateurs dans leur relation avec les marques.
Jusqu'à présent, le consommateur recevait un message, un stimulus et réagissait en achetant ou n'achetant pas un produit. L'évolution récente du web2.0 a vu apparaître un consommateur acteur, donnant son avis, le diffusant largement, sur les produits ou services achetés. Les marques tentent de récupérer cet élan, en l'incitant à s'impliquant dans la conception ou l'évolution de leurs produits : le site Second Life a permis de faire tester à des leaders d'opinion, des produits encore au stade de projets : voitures, hotels, etc...
Naturellement, les forums sur internet ont permis à l'internaute de s'approprier des démarches volontaristes pour critiquer voire combattre une marque, donnant au mouvement consumériste une ampleur nouvelle, favorisée par la modicité des investissements nécessaires et la puissance de l'outil à leur disposition désormais.
Mais tout récemment, de nombreuses marques ont tenté de surfer sur la vague du développement durable, en jouant la carte de l'écologie, parfois de façon un peu artificielle.
C'est cette nouvelle tendance qui a fait réagir, comme toujours, les consommateurs-acteurs qui désormais ne vont plus se contenter de réagir aux produits et services d'une marque, ni à ses seules actions, mais à l'authenticité de leur discours.
C'est ce qu'on découvre sur le site [1] qui propose aux internautes de noter l'authenticité des communications des entreprises du point de vue écologique !
L'idée est bel et bien d'influencer non seulement les marques elles-mêmes, en leur manifestant adhésion ou avertissement, mais le marché dans son ensemble, en créant un index. Suivez l'idée : la mise à l'index de certaines marques par le consommateur avec un grand C, sera probablement la mise à mort d'une marque.
La sincérité dans la communication n'était à ce jour pas une obligation totale : la part de rêve dans les publicité était non seulement tolérée mais souhaitée comme étant la loi du genre. La créativité prend depuis toujours le pas sur la réalité.
Aujourd'hui, le consommateur exige que le rêve ne puisse tromper le consommateur. Que si le ressort est l'écologie, le développement durable, le respect de la planète donc de l'homme, ce dernier va s'en faire juge et sanctionner les abus de confiance.
Faisons aujourd'hui le pari qu'il n'en restera pas là. Le phénomène des class action, qui voit les consommateurs se regrouper pour attaquer les marques, vont trouver leur prolongement dans des sites de notation de toutes natures et de tous thèmes.
On note son médecin aux USA et au Canada depuis plusieurs années, on notera son professeur et tous ses fournisseurs.
Les marques n'y sont pas préparées, nos médecins non plus. Elles se sont organisées pour affronter le législateur en misant sur le lobbying dont le poids est considérable dans le monde entier. Le même effort sera nécessaire pour influer sur le jugement des consommateurs. Reste que la masse des personnes à influencer va rendre la question autrement complexe.

